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Une bonne nouvelle vérifiable

Deux poulains de chevaux de Przewalski sont nés dans la steppe kazakhe

Nés dans la réserve d’Altyn Dala, les deux poulains sont les premiers issus du programme qui ramène le cheval de Przewalski dans la steppe du Kazakhstan central après 200 ans d’absence.

Par Léa Morin · Rédaction

Deux juments de Przewalski et leurs poulains dans un enclos herbeux du centre de réintroduction Alibi, au cœur de la steppe kazakhe.
Illustration Gladly

Deux poulains de chevaux de Przewalski sont nés au centre de réintroduction Alibi, dans la réserve naturelle d’État Altyn Dala. Ce sont les premières naissances issues des animaux amenés au Kazakhstan depuis le lancement, en 2024, d’un programme international de retour de l’espèce dans son aire historique. Elles interviennent après une absence annoncée de 200 ans dans la steppe du Kazakhstan central.

Deux naissances au centre Alibi

Le premier poulain, un mâle, est né le 22 août 2026. Sa mère, Tessa, est une jument de 7 ans arrivée du Tierpark Berlin en 2024. Il s’agit de son premier petit. Le ministère kazakh chargé des forêts a annoncé cette naissance au centre Alibi, installé dans la réserve naturelle d’État Altyn Dala.

Un deuxième poulain est ensuite né au même endroit. Sa mère s’appelle Umbra. Le ministère kazakh chargé de l’écologie a fait état de cette nouvelle naissance le 31 août 2026. Les spécialistes surveillent désormais l’état et le comportement de la jument et de son petit.

Ces deux naissances donnent un premier résultat concret au programme engagé pour réintroduire le cheval de Przewalski dans la steppe centrale. Elles ne correspondent pas encore à la formation d’une population sauvage autonome : les poulains vivent dans un centre de réintroduction, au sein du dispositif qui prépare le retour des animaux dans leur milieu historique. Leur arrivée montre toutefois que des juments transférées dans le cadre du programme ont pu avoir des petits au Kazakhstan.

Un retour organisé depuis 2024

Le programme a commencé en 2024 avec l’arrivée de 7 chevaux. Un nouveau groupe de 7 animaux a suivi en 2025, puis 8 autres chevaux ont été amenés en 2026. Au total, ces arrivées successives constituent le groupe à partir duquel le retour de l’espèce est organisé dans le Kazakhstan central. Tessa faisait partie du premier transfert, l’année du lancement.

Le calendrier ne s’arrête pas à ces naissances. Le programme doit se poursuivre au moins jusqu’en 2029 et vise l’arrivée d’au moins 40 chevaux dans la steppe du Kazakhstan central. Les deux poulains s’inscrivent donc dans une opération encore en cours, qui combine les transferts d’animaux et la naissance d’une première génération sur place.

Cette progression peut être lue à plusieurs échelles. Depuis 2024, les arrivées ont eu lieu chaque année mentionnée par le programme. En août 2026, les premières naissances issues de ces animaux ont été observées au centre Alibi. L’objectif annoncé pour 2029 porte, lui, sur le nombre de chevaux conduits vers la steppe, et non sur le nombre de poulains attendus ou sur la taille future d’une population autonome.

Une année d’acclimatation avant les relâchers

Le transfert au Kazakhstan ne conduit pas à un relâcher immédiat. Avant de rejoindre la steppe, les chevaux passent une période d’acclimatation d’un an dans des enclos. Cette étape fait partie du parcours prévu pour les animaux amenés dans le pays. Le centre Alibi est ainsi à la fois le lieu où les chevaux transférés s’adaptent et celui où les deux premières naissances du programme ont eu lieu.

Le suivi annoncé pour Umbra et son poulain porte sur leur état et leur comportement. Pour le premier poulain, les informations publiées précisent sa date de naissance, son sexe et l’identité de sa mère. Pour le second, l’annonce confirme la naissance et le nom de la mère, sans ajouter d’autres données sur le petit. À ce stade, ces éléments permettent de documenter les débuts de la génération née au Kazakhstan, mais pas encore son devenir après la phase encadrée au centre.

Le programme avance donc par étapes : arrivée des groupes, acclimatation en enclos, suivi des animaux et relâchers. Les naissances ajoutent désormais une nouvelle dimension à ce calendrier. Elles concernent des animaux nés sur place, alors que les premiers groupes avaient été transportés vers la réserve. La suite permettra d’observer comment cette génération grandit dans le dispositif, puis comment elle participe, le cas échéant, à l’installation durable de l’espèce dans la steppe centrale.

Ce qui reste à faire

Deux naissances dans un centre de réintroduction ne démontrent pas encore l’existence d’une population sauvage autonome. Il faut suivre la survie, la croissance et la reproduction de cette première génération, puis mener les relâchers après acclimatation.

La nuance compte

Ce qui reste à faire

Deux naissances dans un centre de réintroduction ne démontrent pas encore l’existence d’une population sauvage autonome. Il faut suivre la survie, la croissance et la reproduction de cette première génération, puis mener les relâchers après acclimatation.

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Sources

Sources vérifiées le .

  1. 01В Казахстане родился второй жеребенок Кертагы (лошади Пржевальского)
  2. 02В Центральном Казахстане родился первый жеребёнок лошади Пржевальского
  3. 03Celebrating Kazakhstan’s first wild-born Przewalski’s horse in 200 years

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